Ce qui vous bloque n’attend que vous : comprendre n’est pas changer

Beaucoup de personnes arrivent en séance avec une compréhension poussée de leur situation. Souvent, cette compréhension procède d’une réflexion, voire d’une analyse, de plusieurs années. Et pourtant, elles demeurent dans le blocage et constatent amèrement qu’elles tournent en rond. Ce qui se présente alors, c’est l’expérience commune, mais rarement nommée, d’un savoir qui ne déclenche aucun changement.

Comprendre ne fait pas tout

Comprendre est précieux. Cela permet de poser des mots, de relier des moments, de donner du sens à ce qui semblait chaotique. Mais comprendre ne change rien à la posture du corps, aux tensions qui s’y sont installées, aux comportements automatiques. On peut savoir avec une grande lucidité que telle peur est sans fondement, et continuer de la ressentir intensément, jour après jour. On peut avoir identifié depuis longtemps une certaine dynamique relationnelle, et la rejouer encore des années plus tard, malgré soi.

Cela tient à ce que la compréhension et le mouvement n’opèrent pas au même endroit. La compréhension se fait dans la tête. Le mouvement, lui, demande quelque chose du corps que la pensée seule ne peut pas produire.

Le prisme qu'on ne voit plus

Quand on demande à quelqu’un pourquoi il ne change pas alors qu’il aimerait tant le faire, plusieurs réponses reviennent. Par exemple, la crainte de ce qui pourrait se passer après avoir changé, l’effort que requiert l’abandon d’une habitude ou encore le doute quant à sa propre capacité à tenir un changement dans la durée. Souvent, en filigrane, il y a le simple réflexe d’occulter la possibilité même d’une autre voie.

Ces réponses fonctionnent à un niveau qu’on ne perçoit pas comme une stratégie. Elles ne se présentent pas comme une protection mais plutôt comme la réalité elle-même. Souvent, la réponse qui a été mise en place autrefois pour traverser une difficulté est devenue, avec le temps, le prisme à travers lequel on regarde la vie. On ne voit plus la lentille, seulement ce qu’elle montre en oubliant ses filtres.

Le familier rassure même quand il blesse

Il y a, dans une situation connue qui fait mal, un confort appréciable. On préfère souvent une contrainte familière à la prise d’un risque pour s’en affranchir. C’est une logique ancienne qui a eu son utilité : à un certain moment, rester sur place valait mieux que de prendre une route inconnue.

Mais cette logique a un terme. Elle continue d’agir longtemps après que les circonstances qui l’ont produite ont disparu. Elle nous maintient à un endroit où nous n’avons plus besoin de nous tenir. Et le prix à payer pour cela s’accumule sans qu’on s’en rende vraiment compte : fatigue, irritabilité, vie qui rétrécit, élans qui ne se déploient plus.

S'autoriser à changer de position

Ce qui rend possible le changement n’est pas un effort supplémentaire. La volonté, l’analyse, la discipline appartiennent au même registre qui enkyste une situation. Ajouter de la volonté à un blocage produit le plus souvent un blocage plus dur. Ce qui rend possible le mouvement, c’est autre chose : s’autoriser à changer de position, simplement.

S’autoriser à changer de position, c’est cesser d’exiger de soi qu’on maintienne un statu quo délétère. C’est cesser d’honorer des contrats obsolètes que l’on s’impose. Cela ne se décrète pas. Cela se laisse advenir. Mais il faut, à un moment, accepter que ce qui nous tient en place n’a peut-être plus de raison d’être.

Ce que permet l'accompagnement par l'hypnose

En séance d’accompagnement par l’hypnose, on ne cherche pas à comprendre davantage. Il y a souvent déjà trop de compréhension et pas assez d’expérience. On crée plutôt les conditions pour que le corps puisse, simplement, se remettre dans le mouvement. Pour que la tension maintenue depuis longtemps puisse, sans qu’on la combatte, se relâcher.

Ce qui change alors n’est pas une idée nouvelle. C’est une posture intérieure qui se modifie. Le corps découvre qu’il peut occuper différemment l’espace, respirer plus largement, tenir autrement. Et ce qui était figé commence à se débloquer, non parce que vous l’avez forcé, mais parce que vous avez cessé de le retenir.

Vous n’êtes pas bloqué dans votre situation actuelle parce que vous n’avez pas compris. Vous restez bloqué tant que vous continuez à tenir ce qui pourrait se dénouer.

Intéressé(e) par cette démarche et par l’accompagnement par l’hypnose ? 

N’hésitez pas à prendre contact au (+352) 621 514 908 ou à m’envoyer un email : [email protected]www.ehhypnose.com